Interprétation : Marie Rivière et
Jonathan Hume.
Actualités :
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Du
13 Septembre au 28 Octobre 2006, à 19 h
(Relâches dimanches et
lundis)
La Peau d’Elisa
au Lucernaire,
Salle
"Le Paradis"
53 rue
Notre Dame des Champs,75006 Paris
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Elle
entre en scène comme
par hasard. Gracile, fragile, hésitante, souriante. Une très jeune
fille. Marie
Rivière, actrice
chère à Eric Rohmer, a choisi de faire partager son amour pour ce texte
de la Québécoise Carole Fréchette, un long monologue entrecoupé, sur la
fin, d'un dialogue avec un jeune homme lumineux (Jonathan Hume, si
juste).
Dans La Peau d'Elisa, Marie Rivière est une héroïne rohmérienne lumineuse. Cheveux ondulés, regard clair,
robe
légère à fleurs, elle est belle, tendre et fragile, drôle et poignante
tour à tour. Une grande fille toute simple, un peu femme enfant.
Elisa
raconte des
histoires d’amour. Comme une sorte de rituel, elle insiste sur les
détails, décrit les lieux précis, les gestes, les sensations : le coeur
qui bat, les mains moites, le souffle court, la peau qui frémit sous
les doigts ....
Pourquoi raconte t-elle
tout ça aux spectateurs avec fébrilité et
urgence comme si sa propre vie était en danger ?
Peu à
peu au fil des récits, elle nous livre son secret, son angoisse :
la peau de son cou, de ses mains ne cesse de pousser ! Elle nous révèle
qu’un jour, un jeune homme, dans un café lui a confié que raconter des
histoires d’amour et provoquer des frissons à ceux qui les écoutent
empêche la peau de pousser.
Alors, pour conjurer le sort, Elisa fouille dans la mémoire, ses
histoires d'amour et celles des autres, et les raconte. Inlassablement.
C'est son élixir de jouvence face au temps cruel.
Mis en scène
avec la
volonté de casser le rapport scène-salle, la comédienne est là, toute
proche.
Elle nous interroge, mille fois, sur son corps : a-t-elle plus
de peau qu'avant ? Les rides ont-elles pris trop de place ?
La Peau
d'Elisa raconte l’angoisse de tout être humain, la peur, commune à
tous, de ne plus communiquer, de ne plus partager, de ne plus être
aimé, la peur de vieillir, la peur de ne plus exister.
"Dans
le foisonnement d'une rentrée théâtrale qui réserve bien des
bonheurs, une étoile scintille ...... Marie Rivière est cette étoile.
Elle interprète un texte de la Québécoise, écrivain bien connue en
France, Carole Fréchette. Et ce texte La Peau d'Elisa est d'une
encre profonde, d'une facture originale ....... Dans un petit ensemble
léger d'été, ballerines aux pieds. Sans autres fards que les boucles
qui encadrent son visage pur, ses sourires désarmants et son regard
clair et intense. Et puis cette voix. Cette voix si jolie, teintée pour
jamais d'enfance.
Mais Marie Rivière
n'est pas simplement pure présence et charme. Elle
est une actrice. Elle joue. Elle interprète. Elle maîtrise l'émotivité
que traduisent les mots, elle tient à distance ce qu'il pourrait y
avoir de pathétique dans ce récit, ses aveux, ces histoires. Elle est
Marie des esprits qui de brèves épiphanie fait récits mythologiques.
Elle est drôle, en plus. Elle n'oublie jamais les sourires et les rires
d'Elisa.
Rarement on a vu
Carole Fréchette aussi bien traduite. L'accord de
l'équipe artistique est remarquable et, à la fin, off, on entend la
voix de l'écrivain, qui explique en quelles circonstances elle a donnée
vie et mots à Elisa.
C'est très beau." (Le Figaro du 29 septembre 2005 /
Critique d'Armelle Héliot)
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Une pièce à (re)découvrir, incontestablement ! |
PRESSE |
Photos sur scène : Edward Auslender
… "Si vous étiez une femme
dans un café, une femme qui a peur pour sa peau, et si un jeune homme vous
avait dit ce qu’il m’a dit, est-ce que vous l’auriez cru ? Non ?
Moi je suis sûre que oui. Si vous aviez peur comme moi et si vous aviez senti
sa peau parfaite sous vos doigts, je vous jure que vous l’auriez cru.
Puis vous auriez commencé à emprunter des souvenirs… avec des petits détails
qui donnent des frissons. Et vous auriez essayé de raconter… Au moins essayé. "…